La Note MarocBoursier situe chaque société cotée par rapport aux autres, à une date donnée, sur une grille unique : la qualité de l'entreprise, le prix auquel la Bourse la valorise, et le risque que porte son titre. Cette page explique ce que nous mesurons, comment nous le mesurons, et ce que la note ne dit pas. Nous publions notre démarche ; nous gardons pour nous le détail de nos calculs, comme le font les agences de notation et les fournisseurs d'indices.
Cinquante sociétés de la Bourse de Casablanca, celles dont nous avons reconstitué et vérifié les comptes sur plusieurs années. Chacune est rattachée à un groupe de pairs : banques, assurances, foncières, promotion immobilière, construction, matériaux, santé, informatique, agroalimentaire, mines, énergie, distribution, transport et chimie.
Une photographie datée. La note est recalculée à chaque séance de bourse. Chaque page indique la date de la photographie qu'elle présente : une note se lit toujours à cette date.
Qualité — l'entreprise est-elle performante ? Elle réunit la rentabilité — ce que l'entreprise gagne, rapporté à ses fonds propres, à ses actifs et à son activité — et la croissance, c'est-à-dire l'évolution de son chiffre d'affaires et de ses résultats sur plusieurs exercices, ainsi que la dynamique de son chiffre d'affaires au dernier semestre publié.
Prix — la Bourse la valorise-t-elle cher ? Elle mesure ce que coûte l'entreprise rapportée à ses bénéfices, à ses fonds propres, à ses résultats d'exploitation et au dividende qu'elle verse, en la comparant aux autres sociétés. Nous la plaçons aussi face à son propre passé : une valeur peut sembler chère face à la cote et bon marché face à son histoire, ou l'inverse. C'est la question « chère pour qui ? ».
Risque — que porte le titre ? Elle rassemble la solidité du bilan, mesurée par le poids de la dette ; la liquidité du titre, c'est-à-dire la facilité à l'échanger ; et son comportement en bourse, c'est-à-dire l'ampleur de ses variations.
Chaque note est exprimée sur 20 et accompagnée d'une étiquette — « solide », « bon marché », « moyenne »… — pour une lecture immédiate.
Les trois notes se combinent en une note sur 100, avec une pondération fixe : Qualité 40 %, Prix 40 %, Risque 20 %. La qualité de l'entreprise et le prix payé pour elle font l'essentiel d'un raisonnement d'investissement de long terme ; le risque le tempère sans le dominer.
Trois lectures complémentaires — valeur, qualité, prudence — modifient cette pondération pour qui privilégie le prix, la solidité de l'entreprise ou la protection contre les baisses. Elles éclairent la note ; elles ne la remplacent pas.
La note est relative. Chaque indicateur est comparé à celui des sociétés comparables, jamais à un seuil absolu. Une banque se mesure aux banques, un assureur aux assureurs : leurs comptes ne se lisent pas comme ceux d'un industriel. Quand un groupe compte trop peu de sociétés pour une comparaison solide, la société est comparée à l'ensemble de la cote.
Des grilles adaptées aux métiers. Certains indicateurs n'ont pas de sens pour certains métiers — l'excédent d'exploitation d'une banque, par exemple, ou l'endettement d'une foncière mesuré comme celui d'un industriel. Ils sont écartés pour ces métiers, sans pénaliser la société.
Conséquence directe : une note peut changer sans que la société ait rien publié. Son cours bouge, ou une société de son groupe est réévaluée — et sa position relative change avec elles.
La lettre, de A à E, situe la société dans la cote. Au moment de l'étalonnage, chaque lettre regroupe environ un cinquième des sociétés notées.
Un étalonnage deux fois par an, fin mars et fin septembre, à l'issue des saisons de publication des résultats. Entre deux étalonnages, les seuils des lettres ne bougent pas : la répartition peut donc s'écarter d'un cinquième par lettre. C'est voulu — c'est ce qui rend une lettre comparable d'un mois à l'autre.
Une marge de stabilité. Une lettre ne change que si la note franchit son seuil d'au moins un point. Une variation infime ne fait pas changer une lettre.
Le tableau des notes indique, pour chaque société, l'évolution de sa lettre sur une semaine.
Les sources. Les états financiers publiés par les sociétés — comptes consolidés lorsqu'ils existent —, leurs rapports financiers annuels et semestriels, leurs communiqués ; les cours et les volumes des séances de la Bourse de Casablanca.
La vérification. Chaque chiffre est rapproché de son document source. Nous privilégions toujours la source la plus sûre : les comptes certifiés, puis les comptes ayant fait l'objet d'un examen limité, puis les communiqués. Quand deux publications divergent, nous le documentons plutôt que de choisir en silence.
L'exercice de référence est le dernier exercice annuel publié. Les résultats semestriels n'entrent dans la note que par un seul biais : la croissance du chiffre d'affaires du dernier semestre, comparé au même semestre de l'année précédente. Un semestre est incomplet et souvent saisonnier ; nous ne l'utilisons pas pour mesurer la rentabilité ou le prix.
Les événements sur le titre sont pris en compte. Divisions d'actions et attributions gratuites : l'historique est ajusté. Introductions en bourse et augmentations de capital : la date de l'opération est intégrée aux mesures de rentabilité. Suspensions de cotation et séances annulées : elles sont écartées des mesures de marché.
Une donnée manquante n'est jamais remplacée par une estimation. Elle est signalée :
La couverture est affichée pour chaque société : la part des indicateurs attendus effectivement disponibles. Une note n'est publiée que si chacune de ses trois composantes est suffisamment documentée. Sinon, la société apparaît en « n.d. », avec la raison.
Quand un chiffre doit être lu avec précaution — une plus-value exceptionnelle, une offre publique, un changement de normes comptables, une cotation interrompue —, un signalement l'accompagne sous la note de la société. Les signalements sont datés et conservés.
Toute évolution de la méthode est annoncée et datée sur cette page.
Septembre 2026 — première publication. Les mesures de rentabilité tiennent compte de la date des introductions en bourse et des augmentations de capital.
L'équipe MarocBoursier