Une crise à deux temps. Depuis le déclenchement de l’opération militaire américaine contre l’Iran le 28 février 2026 et le blocage de fait du détroit d’Ormuz, le marché mondial des engrais a basculé dans une configuration de pénurie stratégique sans précédent depuis 2022. La Banque mondiale, dans son rapport Commodity Markets Outlook publié le 28 avril 2026, anticipe une hausse de +31% des prix mondiaux des engrais en 2026, tirée par une envolée de +60% de l’urée — l’engrais azoté le plus utilisé au monde. Une projection qui place les fertilisants au troisième rang des secteurs les plus exposés aux perturbations du transport maritime, derrière le pétrole et le gaz.
Pour le Maroc, le phénomène est structurellement asymétrique. Le Royaume importe la quasi-totalité de ses engrais azotés (urée, ammonitrate, solutions azotées) et de ses intrants chimiques clés (soufre, ammoniac, potasse), mais il exporte massivement via le Groupe OCP les engrais phosphatés (DAP, MAP, TSP) et l’acide phosphorique. Cette analyse propose une lecture en six temps : (i) le choc planétaire et ses chiffres, (ii) l’anatomie du blocage d’Hormuz, (iii) la pression sur les agriculteurs marocains, (iv) la rente phosphate capturée par OCP, (v) les implications pour les valeurs cotées de la BVC, (vi) les scénarios à horizon 2026-2027.
I. Le choc planétaire · chiffres et chronologie
I.1 Trois engrais, trois trajectoires
Le rapport Commodity Markets Outlook publié par la Banque mondiale le 28 avril 2026 trace un tableau différencié selon les trois grandes familles d’engrais. Les chiffres sont les suivants :
| Famille d’engrais · Projections Banque mondiale | Prix mars 2026 | 2026 vs 2024 | 2027 vs 2026 |
|---|---|---|---|
| Urée (azoté) · principal moteur de hausse | 725,6 $/t (+53,7%) | +60% | -25% |
| DAP (phosphate diammonique) | 658,3 $/t (+5%) | +6% | -10% |
| MOP (chlorure de potassium / potasse) | 380,6 $/t | +12% | -6% |
| Indice prix engrais (composite) | +12% Q4 2025 / S1 2026 | +31% | détente attendue |
L’indice composite des prix des engrais a progressé de +12% entre le quatrième trimestre 2025 et le premier semestre 2026. Pour la Banque mondiale, qui qualifie la situation de plus préoccupante depuis 2022, « les engrais n’auront jamais été aussi peu abordables » depuis le choc post-COVID. Le moteur de la hausse reste l’uréa : les projections tablent sur un prix moyen de 675 dollars la tonne en 2026, soit près de 60% de plus qu’en 2025. Une baisse de 25% est envisagée pour 2027, mais uniquement dans l’hypothèse d’un apaisement géopolitique et d’un recul des prix du gaz naturel.
I.2 Les trois leviers de transmission
La crise se propage au marché des engrais via trois canaux distincts qui se renforcent mutuellement :
La production d’urée et d’ammoniac est extrêmement intensive en gaz naturel (le gaz représente jusqu’à 80% du coût variable). La hausse du Brent à ~100$ et la flambée du gaz naturel européen (+25% projeté par la BM en 2026) renenchérissent mécaniquement la fabrication.
La fermeture du détroit d’Ormuz a verrouillé le principal corridor maritime des engrais du Golfe. Selon la CNUCED, environ 16 millions de tonnes de fertilisants ont été bloquées ou détournées. Le Qatar abrite Ras Laffan, plus grande usine d’urée au monde sur un site unique.
La Chine a renforcé mi-mars ses restrictions sur les exportations de mélanges azotés et de phosphate. Elle contrôle ~5 millions de tonnes d’urée et 40% du commerce mondial des phosphates. La Russie a prolongé ses quotas jusqu’en mai. Plusieurs producteurs adoptent une stratégie de préservation du marché domestique.
Sur les marchés à terme, les fonds spéculatifs ont massivement pris position sur les futures de matières premières agricoles dès mars 2026. Bank of America anticipe un pic du prix de l’azote vers la mi-deuxième trimestre 2026. La rumeur d’une réouverture peut faire baisser les prix avant les volumes.
II. Anatomie du blocage d’Hormuz
II.1 Le goulet d’étranglement total
Pour comprendre l’ampleur du choc, il faut mesurer la concentration géographique du commerce des engrais. Le détroit d’Ormuz est mondialement connu pour le pétrole (35% du commerce maritime mondial de brut), mais il est tout aussi critique pour les fertilisants. La zone du Golfe persique concentre à elle seule :
| Concentration des exportations · Golfe persique | Part mondiale |
|---|---|
| Urée (par voie maritime) | 43% |
| Soufre (par voie maritime) | 44% |
| Ammoniac (par voie maritime) | ~30% |
| Phosphate (transitant via Arabie saoudite) | Volumes significatifs |
| Total commerce mondial engrais via Hormuz | 30 à 35% |
Contrairement à la crise de la mer Rouge en 2024 où les navires pouvaient contourner par le cap de Bonne-Espérance, le blocage d’Hormuz verrouille la sortie même du Golfe. Il n’existe aucune route alternative. Selon les données de la CNUCED, le trafic moyen quotidien dans le détroit est passé de 129 navires en février à seulement 4 navires le 7 mars, soit une chute de plus de 96%. Fin mars, le volume de trafic en tonnage avait reculé de 85%. Sur le segment spécifique des engrais, les expéditions via Ormuz ont chuté de 92% entre février et mars 2026.
II.2 Le péage sélectif iranien
Un élément particulièrement révélateur de la nature politique du blocage : l’Iran utilise désormais Hormuz comme un corridor à péage sélectif. Selon des informations relayées lors d’un débat de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU consacré aux voies navigables maritimes, le régime de Téhéran facturé 2 millions de dollars par navire, payable en yuans, avec un droit de veto sur les marchandises. Le résultat est une hiérarchisation délibérée :
Si ce double blocus se prolongeait, cela risquerait de déclencher une crise alimentaire mondiale d’une ampleur historique.
— Avertissement d’Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, Conseil de sécurité (avril 2026)II.3 La scène du 7 mai 2026 : un cargo de soufre échappe à Hormuz
Détail révélateur du jeu d’échec actuel : selon des informations rapportées ce 7 mai 2026, un cargo transportant du soufre destiné au Maroc a réussi à échapper au blocage d’Ormuz après plusieurs semaines d’attente. C’est un événement particulièrement significatif : le soufre est un intrant stratégique pour la production de DAP par le Groupe OCP (l’acide sulfurique, fabriqué à partir du soufre, sert à transformer le phosphate brut en acide phosphorique). Ce cargo symétrise la double exposition marocaine au choc d’Hormuz : le Maroc importe massivement du soufre du Golfe pour produire ses propres engrais d’export.
III. La pression sur les agriculteurs marocains
III.1 Une saison agricole pourtant relancée par les pluies
Le timing est cruel. Après plusieurs années de sécheresse persistante, la campagne agricole 2025-2026 bénéficiait d’un contexte pluviométrique exceptionnel. Dans la plaine des Doukkala, par exemple, les précipitations cumulées ont atteint 413 mm depuis le début de la saison, soit +63% par rapport aux dernières années et +28% par rapport à une année agricole normale. Les ressources hydriques s’améliorent, les nappes phréatiques se rechargent, les conditions de semis sont favorables. La saison 2025-2026 s’annonçait comme un véritable point d’inflexion après plusieurs années difficiles.
C’est dans ce contexte propice que la flambée des engrais est venue grignoter les marges agricoles. Les agriculteurs interrogés ces dernières semaines évoquent une hausse comprise entre 40% et 60% sur les engrais importés depuis février 2026. Cette amplitude correspond, à l’échelle internationale, à la fourchette projetée par la Banque mondiale pour l’uréa (+60%) et l’ammoniac.
III.2 La nature de la dépendance marocaine aux importations
Pour mesurer l’impact, il faut comprendre la structure de l’approvisionnement marocain en intrants agricoles :
| Type d’engrais utilisé au Maroc | Origine principale | Exposition au choc |
|---|---|---|
| Urée (azoté) | Importée (Russie, Moyen-Orient, Chine) | Forte (+60% prix mondial) |
| Ammonitrate · Solutions azotées | Importées (Europe, Russie) | Forte |
| Potasse (MOP) | Importée (Russie, Biélorussie, Canada) | Modérée (+12%) |
| DAP · MAP · TSP (phosphatés) | Production locale (OCP) | Faible (chaine intégrée) |
| Engrais NPK composés | Import et production locale mélangée | Variable selon mix |
Les agriculteurs marocains se trouvent donc dans une situation paradoxale : pour les engrais azotés (clés pour les céréales, le blé tendre, le blé dur, le maïs, l’orge), ils paient le prix fort de la flambée mondiale. Pour les engrais phosphatés (clés pour les fruitières, maraîchers, oliviers), ils bénéficient d’une chaine intégrée domestique via OCP qui les met relativement à l’abri des perturbations logistiques.
III.3 Les 15 prochains jours sont décisifs
Le calendrier agricole marocain est structuré. Pour la campagne 2025-2026 (semis d’automne déjà réalisés), la plupart des agriculteurs ont déjà couvert leurs besoins en engrais. Mais pour les apports de printemps (notamment d’azote en couverture sur céréales d’hiver) et surtout pour les cultures d’été et la préparation de la campagne 2026-2027, les prochaines semaines sont déterminantes. Selon les analystes du secteur :
IV. La rente phosphate · OCP en position centrale
IV.1 Le pari Bank Al-Maghrib : DAP marocain à 816 dollars la tonne
Lors de la première réunion trimestrielle de l’année de son Conseil, tenue le mardi 17 mars 2026, Bank Al-Maghrib a explicitement intégré dans son scénario macro la projection d’un DAP marocain à 816 dollars la tonne en 2026 (estimation Commodities Research Unit), avant un retour vers 703 dollars en 2027. La banque centrale soulignait alors que les perspectives d’évolution des cours des matières premières restaient « très incertaines et soumises à des pressions haussières ».
Concrètement, le DAP marocain pourrait progresser de plus de 25% par rapport aux niveaux de 2024-2025 dans le scénario central. Pourquoi cette divergence avec les projections plus modérées de la Banque mondiale (+6% sur le DAP global) ? Parce que les restrictions d’exportations chinoises et les perturbations logistiques mondiales détournent la demande vers les volumes marocains, qui bénéficient simultanément d’un effet volume favorable et d’une prime de rareté sur le marché européen.
IV.2 ICIS : OCP devient l’alternative obligée
Une analyse approfondie publiée par ICIS (cabinet spécialisé dans l’information matières premières industrielles) souligne la recomposition en cours sur le marché mondial des phosphates. Le constat est clair :
Pour les engrais phosphatés, il n’existe aucune source de substitution réaliste, mais les prix des produits marocains resteront élevés.
— Acteur du marché européen cité par ICISPlusieurs éléments concrets témoignent de cette recomposition :
- Au Brésil, traditionnellement considéré comme indicateur avancé du marché mondial des engrais, les importations de phosphates ont reculé de 4,2% en glissement annuel sur les quatre premiers mois de 2026, et de 9% en équivalent P₂O₅. Mais les importations de triple superphosphate (TSP) ont progressé de +50%, signe d’une réorientation vers des mélanges à usage plus efficient — produits où OCP est leader.
- Sur le marché européen, OCP devient progressivement incontournable alors que les flux russes et chinois se réduisent.
- Le producteur marocain a indiqué que jusqu’à 30% de sa capacité pourrait être affectée par des opérations de maintenance au deuxième trimestre 2026, tout en affirmant rester en mesure de répondre aux besoins du marché.
IV.3 La photographie financière d’OCP
Pour les chiffres antérieurs au choc actuel : OCP a réalisé un chiffre d’affaires de 52,17 milliards de dirhams au premier semestre 2025 (+21% YoY), porté par la hausse des volumes de roche phosphatée et d’engrais. Au T2 2025 seul, le CA atteignait 30,57 milliards de dirhams. Le Maroc, qui détient plus de 70% des réserves mondiales connues de phosphate, exportait 12,37 millions de tonnes d’engrais en 2024 et visait 13,5 millions de tonnes pour 2025.
Selon les données de l’Office des changes pour le début 2026 :
| Exportations Maroc · Phosphates & dérivés 2026 | Variation |
|---|---|
| Valeur exportations février 2026 (vs janvier) | +8,9% |
| Engrais naturels et chimiques (valeur) | +17,7% |
| · dont effet volume | +9,3% |
| · dont effet prix | +7,8% |
| Acide phosphorique (valeur) | +1,1% |
| Cumul jan-fev 2026 (vs an passé) | -16,5% |
La performance contrastée du début 2026 (rebond en février après un repli marqué en janvier) reflète la sensibilité d’OCP aux perturbations logistiques et au calendrier de production. La trajectoire complete dependra de la réouverture progressive des chaines d’approvisionnement en intrants (notamment soufre) et de la capacité du Groupe à répondre à la demande externe réorientée vers le Maroc.
IV.4 Le programme d’investissement OCP : la réponse capacitaire
Anticipant cette dynamique, OCP poursuit un programme d’investissement industriel ambitieux. Le Groupe développe deux nouveaux complexes de production à Mzinda et Meskala, avec l’objectif d’ajouter 9 millions de tonnes de capacité d’ici 2028. Au T2 2025, OCP avait injecté 9,23 milliards de dirhams en investissements (capacité de production + gestion de l’eau + énergies renouvelables), contribuant à la sécurisation de ses chaines de valeur.
V. Implications pour la Bourse de Casablanca
Bien qu’OCP ne soit pas cotée à la BVC, la flambée des engrais a des implications directes et indirectes sur de nombreuses valeurs cotées. Voici une lecture sectorielle :
L’ensemble du secteur bancaire marocain bénéficie indirectement (financement OCP, crédit fournisseur, opérations de change). Attijariwafa Bank, Bank of Africa, BMCI, CIH Bank et CFG Bank sont exposés à la dynamique export. Maroc Telecom et autres infrastructures bénéficient de la rente macroéconomique (devises, balance paiements).
Les valeurs agroalimentaires dépendant des céréales et des huiles subissent une pression indirecte. Lesieur Cristal (huiles de tournesol/colza/maïs/soja importées), Cosumar (canne à sucre, betterave), Centrale Danone (lait côté alimentation animale) pourraient subir une pression sur les marges si les coûts agricoles en amont s’envolent durablement.
Label’Vie, en pleine fusion avec Retail Holding, surveille de près la transmission de la hausse des prix agricoles aux prix de vente. Mutandis (accélérateur de marques) est exposé via ses produits de la mer et son segment hygiène (intrants pétrochimiques). Cartier Saada et autres conserveurs subissent également la pression matieres premières.
Plusieurs valeurs cotées sont directement exposees au cycle phosphate via leurs prestations à OCP : Managem (sous-traitance minière et chimique), SGTM (BTP infrastructures phosphates), TGCC (constructions complexes industriels), Marsa Maroc (logistique exports phosphatés via Jorf Lasfar).
V.1 Le thème « agribusiness » : un secteur à surveiller
Au-delà des valeurs traditionnelles, la flambée des engrais révalorise structurellement le thème agribusiness marocain dans son ensemble. Le pays bénéficie d’un avantage compétitif rare : une autosuffisance partielle en engrais phosphatés domestiques (via OCP), une base agricole en expansion (pluviométrie favorable 2025-2026), et un accès privilégié aux marchés européen, africain et nord-américain via plusieurs accords commerciaux.
VI. Scénarios à horizon 2026-2027
Pour structurer la lecture, trois scénarios principaux peuvent être envisagés :
Le plan US en 14 points aboutit, le cessez-le-feu se confirme dans les semaines, Hormuz réouvre progressivement au transport civil. Les prix des engrais corrigent partiellement à partir de l’été 2026. La Banque mondiale anticipe une baisse de l’uréa de -25% en 2027, du DAP de -10%, du MOP de -6%. OCP capture une rente sur l’ensemble de 2026 puis voit ses marges s’ajuster en 2027.
La négociation diplomatique stagne, le péage iranien sur Hormuz persiste, les engrais restent bloqués alors que le pétrole transite. Le DAP marocain reste à 816 $/tonne ou plus tout au long de 2026, OCP maintient sa rente. Les agriculteurs marocains continuent de subir des coûts élevés sur les azotés, ajustent les doses et arbitrent les assolements.
Reprise des hostilités, attaques sur les infrastructures saoudiennes ou iraniennes, fermeture complète d’Hormuz. La Banque mondiale projette dans ce cas un Brent à 95-115 $/baril, des prix d’engrais qui pourraient dépasser le pic 2022. La FAO alerte sur une chute des rendements céréaliers africains de 50%. Le Maroc serait à la fois bénéficiaire de la rente et frappé par l’inflation importée.
La réponse iranienne au plan US, la réouverture effective d’Hormuz, les décisions chinoises sur les exports d’urée (anticipées au T2 2026), et les annonces OPEP+ sur les volumes pétroliers seront les marqueurs décisifs à surveiller dans les deux prochaines semaines.
À Retenir · le double choc engrais pour le Maroc
- Le choc planétaire : +31% des prix mondiaux des engrais projetés par la Banque mondiale en 2026, tirés par +60% de l’uréa.
- L’uréa en mars 2026 : 725,6 $/tonne (+53,7% vs février), plus haut niveau depuis 4 ans.
- Le DAP marocain projeté : 816 dollars la tonne en 2026 selon Bank Al-Maghrib (estimation CRU).
- Le MOP (potasse) : +12% en 2026 puis -6% en 2027.
- Hormuz : trafic effondré de 97% au pic, 16 millions de tonnes d’engrais bloquées ou détournées selon la CNUCED.
- La concentration géographique : Golfe persique = 43% des exports d’uréa, 44% du soufre, 30% de l’ammoniac.
- Le péage sélectif iranien : 2 millions de dollars par navire en yuans, pétrole autorisé, engrais bloqués.
- Engrais importés au Maroc : +40% à +60% depuis février 2026 selon les retours du terrain.
- La saison agricole 2025-2026 : pluies record (+63% Doukkala vs années récentes) mais flambée des intrants qui grignote les marges.
- OCP en position centrale : selon ICIS, "aucune source de substitution réaliste" pour les phosphatés.
- Capacité OCP : jusqu’à 30% affectés par maintenance T2 2026.
- Programme d’investissement OCP : +9 millions de tonnes de capacité d’ici 2028 via Mzinda et Meskala.
- Exportations phosphates Maroc : +21% au S1 2025 à 52,17 Mds DH, sensibilité logistique en début 2026.
- Le cargo de soufre : échappe à Hormuz le 7 mai 2026, illustration de la double exposition (intrants pour OCP).
- Les 15 prochains jours : réponse iranienne, réouverture Hormuz, décisions chinoises sur uréa sont décisifs.
- Pour l’investisseur BVC : thème bancaire (rente macro), thème agroalimentaire (pression intrants), thème chaine OCP (Managem, SGTM, TGCC, Marsa Maroc).